Richard Purtz


C’est l’histoire d’une recherché toute bête sur internet.

 

Nous tentions de retrouver des photos des américains ayant joué en Picardie. C’est alors que Michel Hoyez, ancien président de l’ASCC Margny, nous prêta les archives de son club. Dans ces précieux classeurs, un article de presse du début de saison 1977-78 attira notre curiosité : une photo du tout nouvel américain du CO Beauvais, avec son entraineur et son président !

 

Parfait, pile ce que nous recherchions ! Nous tenions une photo de Richard Purtz, le pivot qui joua cette année-là en Excellence Régionale au COB.

 

A tout hasard, nous avons cherché à retrouver trace de ce joueur sur la toile… Chance ! Il exerce désormais une profession où le besoin de se faire de la publicité est important, donc il ne fut pas compliqué d’entrer en contact avec lui et de lui poser quelques questions…

 

Nous lui avons demandé de remonter dans ses souvenirs et de nous faire partager ses impressions sur ce que cela représentait à l’époque pour un jeune américain de débarquer en Picardie pour jouer au basketball !

 

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Richard Purtz est désormais avocat. Un avocat important car il codirige un cabinet dans le sud-ouest de la Floride. Impliqué dans diverses associations nationales d’avocats mais aussi dans le sport (volleyball) ou les clubs-services (Rotary Club), il jouit d’une très solide réputation. En effet, son CV le décrit comme l’un des « supers avocats » de l’Etat de Floride !

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Voici son témoignage, d'après les questions que nous lui avons posé par email. Nous avons tenté une traduction à la suite de son récit.


I was referred to Club Olympique Beauvais by sports agent Herb Rudoy of Chicago.  ( www.interperformances.com).

My basketball experience in Europe began with a very long plane ride from Miami, Florida to Luxembourg due to delays caused by French air traffic controllers who were on strike.  My 10 hour trip turned into 24 hours.  Needless to say, my first couple of days in France were and remain foggy.

 

I was embraced by my teammates and their families.  As a result, my experience of playing basketball in France was very special.  I brought my wife with me to Beauvais and she was quickly adopted by two of my teammates’ mother who had no daughter.  She gave my wife French cooking lessons and had both of us in her home regularly.  Madame Tison was a special person to us. 

 

My wife and I met the other “Americans” on the other teams in Picardie.  We became good friends with Joe Allen from Virginia (Gauchy) and Gordy Brockman from Washington (Noyon).  On weekends when we did not have games on Sunday afternoon, we would arrange to meet at “Mona Lisa” in the Louvre.  Museums were free to enter back in 1977 and 1978 on Sundays.  We had great times exploring Paris.  We particularly liked going to the museums and flea market.  Once we bumped into friends we knew from the states in the Louvre.

 

When I came back to the states, I worked for an insurance company and later my law firm where I am now a practicing attorney in Fort Myers, Florida.  www.gbclaw.com   In 1985 Jackie Allen walked into my law office seeking sponsorship to try out for the NBA.  He did not get picked so I recommended him to Club Olympique Beauvais where he ended up playing as well.

 

I am very grateful for the opportunity I had to play in Beauvais.  The people we came into contact with were wonderful as was the food.  I think of my teammates and their families often and have very fond memories of my time with them.  I wish I was 23 years old again !!! 


TRADUCTION


J’ai été recommandé au Club Olympique Beauvaispar l’agent sportif Herb Rudoy de Chicago. (www.interperformances.com). Mon expérience du basket-ball en Europe a commencé avec un très long voyage en avion de Miami jusqu’au Luxembourg,en raison de retards causés par les contrôleurs aériens français qui étaient en grève. Mon voyage de 10 heures s'est transformé en un voyage de 24 heures. Inutile de vous dire que le souvenir de mes premiers jours en France étaient et restent assez flous.
 
J'ai été accueilli à bras ouverts par mes coéquipiers et leurs familles. En conséquence, mon expérience de joueur de basket en France a été très spéciale. J'ai amené ma femme avec moi à Beauvais, elle a été rapidement adoptée par deux des mères de mes coéquipiers qui n'avaient pas de filles.Elles ont donné à ma femme des leçons de cuisine française et elles nous recevaient régulièrement chez elles. MmeTison était une personne vraiment merveilleuse (« special ») envers nous.
 
Ma femme et moi avons rencontré d'autres «Américains» des autres équipes picardes. Nous sommes devenus de bons amis avec Joe Allen de Virginie (Gauchy) et Gordy Brockman de l’Etat de Washington (Noyon). Le week-end nous n'avons pas de matches les dimanche après-midi, nousnous organisions pour nous retrouver au musée du Louvre, devant la Joconde (« Mona Lisa »). En ce temps-là, 1977-78, les musées étaient gratuits le dimanche.Nous avons passés de bons moments à explorer Paris. Nous avons particulièrement aimé aller dans les musées et les marchés aux puces.

Au Louvre, je me souviens même qu’une fois,nous sommes tombés nez à nez sur des amis que nous connaissions des Etats-Unis !

 
Quand je suis revenu aux Etats-Unis, je travaillais pour une compagnie d'assurance puis,plus tard, pour un cabinet d'avocats où je suis maintenant avocat au barreau de Fort Myers, en Floride (www.gbclaw.com).


 En 1985, un jeune joueur de basket, Jackie Allen, entra dans mon bureau dans le but d’obtenir un partenariat pour tenter sa chance dans les camps NBA. Il n'a pas été drafté et je l'ai donc recommandé au Club Olympique Beauvais, où il a fini par jouer lui aussi.
 
Je suis très reconnaissant de l'opportunité que j'ai eu de jouer à Beauvais. Les gens que nous avons eu la chance de rencontrer étaient merveilleux, tout autant que la cuisine française !

Je repense souvent à mes coéquipiers et à leurs familles, aux très bons souvenirs que nous avons partagés ensemble.

J’aimerai tellement retrouver mes 23 ans !

 

 



 

NDLR


L’agent Herb Rudoy est toujours actif, il est un des agents incontournables du basket international depuis la fin des années 70.






Richard Purtz  fit monter le COB cette saison-là en Nationale 4. Il joua ensuite une seule autre saison en France, au SMUC Marseille en1978-79.


Ses coéquipiers au COB avaient pour nom : Michel Clément, François et Michel Tison, Dominique Cousin, Dominique Semal, Jean-Paul Gauthier, Jacky Petit, Patou et l’entraineur Michel Cassarin-Grand.






Jackie Allen, qui joua donc une saison en Nationale 3 au COB en 84-85, vit aujourd’hui à Fort Myers en Floride. Son fils, Nate Allen, est un joueur professionnel de football américain de la NFL, aux Philadelphia Eagles !

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